Selon les universités, un premier semestre sous la moyenne n’est pas forcément une condamnation à perpétuité. Dans beaucoup de cursus, un bon second semestre peut compenser un premier raté… mais attention, ce n’est pas automatique.
On parle de compensation lorsqu’une moyenne de 8 au premier semestre peut être compensée par une moyenne de 12 au second semestre, mais cela dépend de ton université, de ta filière, et parfois même de ton année d’étude.
Ne fais aucune supposition. Consulte le règlement des études, contacte le secrétariat de ton UFR ou demande à des étudiants plus avancés. La compensation n’est pas forcément automatique.
La compensation de semestre, comment ça marche ?
La compensation repose sur un principe simple : on fait la moyenne de tes notes, et les bonnes peuvent rattraper les mauvaises.
Elle peut s’appliquer :
- Au sein d’une même matière
- Entre plusieurs matières d’un même module
- Entre deux semestres
L’idée, c’est de valoriser tes points forts pour équilibrer tes points faibles. Mais, toutes les universités n’appliquent pas les mêmes règles. Certaines autorisent la compensation entre semestres, d’autres non. Certaines imposent des notes plancher (par exemple, pas en dessous de 7 ou 8 dans une matière). Selon L’Étudiant, certaines universités laissent plus de marge que d’autres sur la compensation semestrielle ou annuelle.
Comment t’organiser pour assurer le second semestre ?
Mettons les choses à plat. Le premier semestre a été un crash test grandeur nature. Trop d’autonomie, pas assez de méthode, des jeudis soirs très ambitieux et des vendredis matins beaucoup moins. Classique.
1. Chasser les mauvaises habitudes
Les mauvaises habitudes, c’est comme les baobabs dans Le Petit Prince : si tu les laisses tranquille, elles prennent toute la place.
Sans te transformer en ermite, fais un vrai diagnostic :
- Est-ce un manque d’organisation ?
- Tes révisions sont-elles trop tardives ?
- Relis-tu tes cours ?
- Est-ce que tes notes sont incompréhensibles quand tu veux les relire ?
Le but n’est pas de te juger, mais d’identifier ce qui te fait perdre des points, concrètement.
2. Capitaliser sur ce que tu as bien fait
Non, tu n’as pas tout raté. Même si ton relevé de notes essaye de te convaincre du contraire.
Si tu es sorti, tu as pu aussi te créer un réseau, et ça, c’est un vrai levier :
- Tu peux lancer un groupe de révision
- Tu peux peut-être essayer de partager les cours (attention, il ne s’agit pas de sécher les cours et de supplier Julie qui prend correctement ses notes de te les filer, mais de faire un échange de notes pour comparer si quelque chose t’a échappé) – d’ailleurs, l’appli Scribzee facilite le partage de notes. Tu scannes, tu exporte en PDF, tu envoies par mail.
- Tu as mal compris quelque chose ? Tu peux échanger avec tes nouveaux amis pour éclaircir ce que voulait dire Deleuze quand il a défini l’image mouvement, ou ce qu’implique un arrêt de la Cours de la Cassation.
3. Etablir un plan :
Bon, maintenant que tu as fait le point, tu vas pouvoir décider d’où tu vas : pour ça, établis un programme.
Pas un planning militaire qui tiendra trois jours, opte pour un plan réaliste
- Repère les matières à fort coefficient
- Fixe des créneaux de révision courts mais réguliers
- Prévois des temps de rattrapage avant les partiels, pas la veille à 2h du matin
Eh oui, l’équipement joue.
Avoir des supports clairs, des fiches de révisions propres, des outils adaptés réduit la charge mentale.
Ne néglige pas non plus les classeurs et les trieurs, tes meilleurs amis pour y voir plus clairs, ne pas perdre tes cours et tes polycopiés et archiver tout ce dont tu pourrais avoir besoin (surtout si tu redoubles – sans vouloir te porter la poisse).
Et si la compensation ne suffit pas : quelles alternatives ?
Tu as la possibilité d’aller aux rattrapages. Là aussi, essaie d’anticiper. Dès que tu découvres tes notes du premier semestre, prépare ton plan : où penses-tu pouvoir attraper des points ? Quelles sont les matières à fort coefficient ?
Et si malgré tout, ça ne passe pas, ce n’est pas la fin du monde universitaire.
- Changer de cursus : parfois, il ne s’agit pas d’un problème de compétence ou de travail, mais d’une mauvaise orientation. Changer de filière ou s’orienter autrement est une option tout à fait valide pour les étudiants. Tu es encore jeune, et les détours ne sont pas des erreurs de parcours.
- L’AJAC : Ajourné mais autorisé à composer. Cela veut dire que tu peux accéder, sous certaines conditions, aux cours de l’année suivante. En gros, tu rattrapes le semestre qu’il te manquait en même temps que tu passes ta L2. Encore une fois, c’est sportif, mais si tu es bien organisé, ça se joue.
- Redoubler : souvent le redoublement est vécu comme un échec, mais cela peut-être un reset stratégique. Des nuances qui t’ont échappé la première fois peuvent devenir claire. Tu ne seras plus en train de t’habituer à ta nouvelle vie d’étudiant en même temps que tu apprendras tous les fondements de l’Histoire de la philosophie ou que l’introduction à la biochimie.
Quoiqu’il arrive, il ne faut pas que tu aies honte de ton parcours, commettre une erreur, rater une année, cela n’a rien d’irréversible.
En effet, la première année d’étude est une période critique pour les étudiants, à l’université, selon le ministère de l’Enseignement Supérieur, c’est presque un étudiant sur deux qui ne passe pas en deuxième année! Donc, sache que tu n’es pas une exception, et que trébucher permet de se relever !